Les chevalier aussi...
Les chevalier aussi...
A côté de ces hommes que la pauvreté et la ruine condamnaient au glaive, sévissaient des gladiateurs d'exception. Dès 46 av. J.-C., des chevaliers ont combattu dans l'arène. Octave, en 29 av. J.-C., donna un munus où parut pour la première fois un sénateur, Q. Vitellius. En l'an II, les chevaliers reçurent officiellement le droit de se faire gladiateurs, mais cette décision fut mal acceptée: Tibère refusa d'assister à un combat opposant deux d'entre eux. Néron favorisa la descente massive des aristocrates dans l'arène: 400 sénateurs et 600 chevaliers s'y opposèrent en l'an 57 ap. J.-C. Les fastes gladiatoriaux nous apprennent aussi que Titus lui-même livra un combat à Reate lors d'une fête de la jeunesse locale. Quant à Commode, les sources convergent pour affirmer qu'il était plus gladiateur qu'empereur. Mais tous ces affrontements se déroulaient avec des armes inoffensives, différence essentielle qui les distinguait des véritables combats...
L'empereur – le plus important munéraire – employait un grand nombre de gladiateurs, à Rome, et partout où s'organisaient des jeux en son nom. Pour que la source d'approvisionnement ne se tarît pas, l'Empire était divisé en districts dirigés par des procurateurs équestres, chargés d'enrôler et d'entraîner les futurs gladiateurs pour 60 000 sesterces par an.