L'auctoratus
L'auctoratus
A la fin de la République, le personnage de « l'engagé », l'auctoratus, apparaît fréquemment dans les « atellanes », fables bouffonnes d'origine osque, fort prisées à Rome. Au moment de son incorporation, l'homme libre passait avec le laniste un contrat (auctoratio) pour une durée déterminée. L'origine de cette pratique remonte à la haute époque républicaine, au temps où les puisantes gentes qui dominaient Rome s'entouraient d'une armée privée. La formule du serment gladiatorien est conservée dans plusieurs textes (Sénèque, Ad. Lucif., IV, 37, 1-2; Horace, Sat., 11, 7, 58-59) et en particulier dans un passage de Pétrone: « ...Nous lui prêtâmes serment de supporter le feu, les chaînes, les coups, la mort par le fer... Comme des gladiateurs régulièrement engagés, nous consacrerons de la façon la plus totale à notre maître, et notre corps et notre vie. » (Prétrone, Satiricon, 117). Le nouveau gladiateur reconnaît donc au laniste un droit de torture et d'emprisonnement en cas de désobéissance.